Un pays de plus au palmarès des pays dont on ne sait pas grand chose. Les personnes de ma génération ont probablement le souvenir d’une guerre entre serbes, croates et bosniaques dans les années 90. Pourtant on est ravi d’avoir fait ce petit crochet qui nous a permis de découvrir une nature luxuriante, de croiser des gens accueillants et d’essayer de comprendre un peu l’histoire compliquée de ce conflit dont on voit encore les stigmates.
La guerre a pris fin en 1995, après avoir fait 150 000 morts dont une majorité de civils et 4 millions de déplacés, elle a modifié la répartition des différentes ethnies au sein de la Fédération de Bosnie et Herzegovine (croato-bosniaque) et de la République serbe de Bosnie (serbe). Pourtant, les tensions restent majeures. Avec la rentrée scolaire, les jeunes lycéens manifestent car au sein de la Bosnie, 2 programmes scolaires différents cohabitent et dans une même école les jeunes croates de Bosnie et les bosniaques n’ont pas le droit d’étudier ensemble, ne prennent pas les mêmes bus et ont à peine le droit de se parler dans les couloirs… Il y a encore du chemin à faire…
Nous n’avons vu qu’une toute petite partie de ce grand pays mais on y a retrouvé un peu de la Roumanie.La nature verdoyante, le sourire des gens et beaucoup de lieux de cultes. Pleins de mosquées car les bosniaques sont à majorité musulmans. Leurs minarets ont été systématiquement détruits car c’était un lieu d’embuscade pour les tireurs, puis reconstruits. Mais il y a aussi des églises catholiques (croates) et orthodoxes (serbes). On a visité la maison des Derviches, lieu sacré construit sur la source de la rivière Buna, une rivière bleu vert, comme elles le sont toutes ici, transparente et magnifique. On n’a pas vu de derviches mais leur maison respire le calme et la sérénité. Nous étions voilées pour la visite, et pieds nus (les derviches sont issus du soufisme, une branche de l’Islam) à déambuler dans cette maison presque troglodyte.
Nous avons ensuite visité Mostar, une ville connu pour son pont détruit par les croates pendant la guerre et reconstruit à l’identique depuis comme le reste de la vieille ville et ses 36 minarets! Par contre, dès qu’on quitte la ville historique, on découvre sur les façades des impacts de balles ou d’obus qui rappelle que 1995 n’est pas si loin!
Nous avons passé 2 nuits dans un petit camping où on a été accueillis comme des rois avec pot d’accueil, fruits frais et canoé kayak à volonté. Les petits restos, où on mange pour 25€ à 5, ont aussi contribué à la douceur de vivre que l’on a perçue dans ce pays. Les gens sont souriants, gentils et prennent le temps. Tout n’est pas encore complètement moderne, comme ce salon de coiffure sur la photo, où Joseph n’a pas souhaité se faire couper les cheveux!
On a terminé notre petit tour par les cascades de Kravice, un petit bout d’Amazonie avec une végétation luxuriante, moussue à souhait mais à l’eau fraiche, archi fraiche!
Chouette découverte que la Bosnie, ce n’est pas dit, si le côté ultra-touristique de la Croatie nous pèse, qu’on ne retraverse pas la frontière pour y revenir quelques temps, même si, en arrivant pour la rentrée des classes (bon courage! 😉 ), on devrait être un peu plus tranquille.
A bientôt d’une crique!
Sandrine
Super voyage, super blog, superbes photos !! On vous envie bien…. Toute la mater d’Ancenis pense bien à vous et suit vos pérégrinations. Bises, Nathalie
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