Avec le passage de la frontière, le changement de végétation est immédiatement perceptible, c’est la première fois que c’est aussi flagrant! Des étendues semi-désertiques avec une immense rivière qui serpente le fond de la vallée pendant des kilomètres! On a le temps d’admirer le paysage parce que la vitesse est limitée entre 40 et 60 km/h (80 sur l’autoroute) et il y a la police partout. On peut voir les bunkers dans les champs, et les lavages auto sur le bord des routes (les albanais prennent grand soin de leurs Mercedes!).
Notre première étape est à Bérat, au centre de l’Albanie, classé au patrimoine mondial de l’Unesco pour sa citadelle et appelée aussi la ville « aux 1000 fenêtres ». On l’a rebaptisé la ville aux 1000 pavés glissants car la route qui relie la ville en bas, à la citadelle en haut est une vraie patinoire. On n’a pas tenté de la monter en camping car, mais la descente à pied a été épique! L’ambiance en ville est plutôt animée, on est samedi soir et on dine à 6 pour 25€. Le niveau de vie n’est pas le même qu’en Grèce, le salaire moyen est de 300€!
On roule vers Tirana, la capitale, où l’on va visiter le Bunk Art, qui contrairement à son nom n’a rien d’un musée d’art. C’est le bunker officiel du dictateur Enver Hoxha qui a sévi sur l’Albanie de 1945 à 1985. C’était le chef du parti communiste qui a pris le pouvoir au lendemain de la 2nde guerre mondiale et qui a fait régner un climat de terreur sur le pays (purge, camps …). Il est devenu complètement parano et à partir des années 1970 a entrepris la bunkerisation du pays, en cas d’invasion. Presque 180 000 bunkers ont donc été construit et n’ont jamais servi à rien, dont celui du chef de l’état qui mesurait plus de 2000m² sur 5 niveaux creusés dans la roche et qui est maintenant ce musée.
L’ambiance est au rendez vous avec la traversée du tunnel puis de la forêt avant de rejoindre l’entrée camouflée.
Après cette petite mise en condition, on était prêt à affronter la capitale. C’est une ville curieuse, l’architecture communiste et l’atmosphère de Bangkok. Des barres d’immeubles ont été repeintes mais il reste des vestiges des années communistes comme la Pyramide qui a été construite en l’honneur d’Enver Hoxha pour en faire un musée et qui est maintenant complètement à l’abandon.
On a retrouvé l’ambiance de la Thaïlande, les vendeurs de rue, les maïs (à cochon) grillés, la poussière et la crasse mais aussi les centres commerciaux démesurés et flambants neufs! Le plaisir de s’acheter un burek à grignoter sur le pouce et de rentrer prendre une bonne douche, il manque quand même les massages pour que l’illusion soit complète!!
Notre périple en Albanie s’arrête là car nous devons déposer Louis qui reprend l’avion du Montenegro le 31 pour la rentrée 😦 .
Sandrine
Trop fort votre giga trip les potos !
Bises
Charlot
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Et bonne rentrée à Louis !
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