Arrivés à 22h30 par le train, on est trop content d’être attendu par un chauffeur envoyé par la guesthouse, bizarrement il n’a aucun mal à nous repérer dans la gare! Forcément il n’y a pas beaucoup d’occidentaux dans les parages. Bundi est une petite ville épargnée par le tourisme de masse et on vient là le temps d’une pause, vivre à l’indienne.
Alain, Chris et Zoé leur fille sont arrivés la veille et nous ont réservé deux chambres dans les écuries de la forteresse. Il n’y a plus d’éléphants depuis un moment mais des singes à foison. Ils nous feront quelques blagues à nous piquer nos fruits à la moindre inattention ou encore nos poubelles! Dans l’ensemble on ne fait pas trop les fiers ni devant les gros mâles impressionnants ni devant les mères qui sortent les dents pour protéger leurs petits. A l’entrée de la forteresse, il donne même un bâton pour se défendre des singes qui y ont élu domicile et peuvent être très agressifs. Finalement on se passera de l’expérience!
On va rester quatre jours tranquille. On se balade dans le bazar, les garçons se font raser chez le barbier. On fait des courses et on se fait des piques niques dans le jardin de la guesthouse. La femme de Raj prépare un thali délicieux et différent chaque soir, on se régale. La vie est douce, les enfants travaillent, jouent et ça rigole bien. Comme la connexion wifi laisse à désirer, ils redécouvrent les jeux de société et jouent avec la petite de 2 ans qui n’a pas son pareil pour virer singes et vaches qui rentrent dans le jardin. Pendant ce temps là, les parents boivent du chaï dans la rue en regardant les indiens vivre. Les magasins du bazar ouvrent rarement avant 10h30, les vendeurs comme les clients sont assis sur de grands matelas avec des coussins et en début d’après midi tout le monde fait une petite sieste. La vie quoi!
Bundi est connu pour ses puits, il y en a eu jusqu’à 65. Ce sont des puits à escaliers (baori) qui sont sensés se remplir lors des moussons… Sauf qu’il n’a pas plu depuis 2 ans et qu’ils ressemblent donc à des marigots puants. Seul le Raniji Ki Baori est entretenu car la visite y est payante (et chère!!). Il est richement sculpté, mais ne contient pas plus d’eau! On se balade au bord du lac lui aussi presqu’à sec, il sert de bauge aux cochons. L’ashram du coin élève des rats et des lapins mais on n’a pas compris pourquoi ni pour qui. C’est l’Inde, on ne comprends pas tout…Même si Alain et Chris qui connaissent pleins de choses, nous font souvent les sous titres.
Après ce petit havre de calme, nous devons retourner à Delhi car le retour de Louis approche. Première étape, trouver un billet de train pour neuf alors qu’il y a déjà 160 personnes sur liste d’attente pour le train qu’on veut. C’est là que la magie indienne opère: se présenter au guichet à 8h la veille du départ, remplir un formulaire, ajouter une copie des passeports et visas et un grand sourire au guichetier, attendre 11h et jouer des coudes… Et nous voilà ressortis victorieux avec 9 places pour le train de nuit pour Delhi! C’est pas dit qu’on dorme!!!
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