Depuis plusieurs jours, impossible d’avoir une connexion correcte et donc de vous tenir au courant de notre descente vers la Grèce.
Nous avons donc décidé de passer par la Roumanie puis par la Bulgarie pour arriver en Grèce par la côte est. L’entrée dans les Balkans signe un vrai changement: d’abord le changement d’heure, 1heure plus tard qu’en France, le changement de monnaie mais surtout un vrai changement de repères.
Hongrie- Roumanie, premier passage de frontière avec contrôle des passeports et douaniers pas souriants. Passage à la caisse pour la vignette, obligatoire même pour les routes nationales qui ressemblent surtout à des champs de mines! Change de monnaie à l’arrache sur le parking de la station service à négocier le taux de change avec un roumain un peu collant!
Direction Timisoara, pas très loin de la frontière hongroise, on se gare pour la nuit sur un parking à 3 minutes du centre historique. Nous ne sommes pas déçus, la ville est magnifique avec des églises de toutes sortes et des places immenses… On n’a pas vu Bucarest mais déjà on a une idée de la grandiloquence des monuments!
La ville fait très riche, pas du tout l’idée qu’on pouvait se faire de la Roumanie. On va aller voir dans les campagnes et dans les montagnes ce qu’il en est…
On croise plus d’Audi et de BMW que de charrettes à cheval!! Les villages s’étirent de chaque côté d’une route centrale parfois sur plusieurs kilomètres, mais dans les montagnes on trouve pas mal de maisons en bois peint avec des jardins et des potagers très soignés. On a vu les greniers à foin en forme d’espaliers en Slovénie, ici ils font des grosses meules stabilisées avec des pieux en bois et souvent avec un petit chapeau en plastique sur le dessus. Les routes sont vraiment très difficiles, on roule en moyenne à 35km/h et c’est épuisant d’éviter les nids de « cigogne » (vu la tailles des trous ce n’est pas des poules!!) mais les paysages du centre de la Roumanie sont magnifiques. Il existe une route, la Transalpina qui est une des routes les plus hautes d’Europe et qui pendant une centaine de kilomètres parcours les sommets des Carpates à 2000m d’altitude. Je reviendrai en Roumanie rien que pour ça!
Après le petit village de Sibiel, nous nous sommes installés pour la nuit près du parc municipal de Sibiu, une des plus belles villes de Roumanie. Ici il y a le parc de jeux pour les enfants et celui pour les parents avec appareils de fitness, vélo, abdo et compagnie… On a fait notre sport de la semaine. Il existe même des balançoires spéciales pour les enfants en fauteuils roulants! Jamais vu ça en France!
La ville de Sibiu est vraiment jolie, toujours beaucoup d’églises et de monuments, mais aussi des petites ruelles et des terrasses de café un peu partout. Là-bas, les maisons ont des fenêtres en forme d’amande, « les yeux de Sibiou », on dirait qu’elles nous regardent! On mange la streetfood locale, un très diététique beignet au fromage ou à la saucisse et le même au chocolat en dessert pour 6€ à 5!
Ce soir on va essayer d’aller voir des ours, j’ai repéré un spot en pleine nature ou une famille a eu la chance d’observer une femelle et ses 3 oursons. Sauf qu’en arrivant, on s’est retrouvé dans le terrain de camping sauvage de 2000 roumains environ!!! Après avoir sillonné le camp en étant observé bien plus que si on était des ours, nous avons rebroussé chemin.
Finalement on a décidé de dormir dans un château, on avait le choix entre celui de Dracula et celui de la Belle au bois dormant…
On quitte la Roumanie pour la Bulgarie en se disant que vraiment c’est un pays qui nécessite qu’on y passe plus de temps, surtout à 35km/h. Ce sera l’occasion d’un prochain voyage!!
Sandrine
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